LA CULTURE DU TABAC A SAINT-ETIENNE A ARNES
Durant l’année 1999, beaucoup de projets sont à l’étude. Que pouvons-nous faire pour redynamiser le revenu de l’exploitation qui s’effondre d’année en année ?
Nous nous renseignons dans plusieurs domaines : les asperges, les lentilles, les poulets, les fruits rouges et le tabac.
Finalement, la décision se portera sur la culture du tabac blond en séchage naturel, c’est-à-dire sous une serre. C’est donc en mars 2000 que nous commençons à semer notre première culture de tabac.
Nous plantons, la première année, 50 ares de tabac, ce qui représente 16 000 pieds.
L’année suivante, la superficie grimpe à 1 ha 20 et ce jusqu’à 2 ha 50 en 2009/2010.
En 2003, nous décidons de cultiver, en plus du tabac blond à séchage naturel, un autre type de tabac blond à séchage artificiel, c’est-à-dire en cuisson dans un four. Nous ne ferons que 3 années de cette culture, la texture du sol n’étant pas favorable à un développement et une qualité de ce type de tabac.
Durant 10 années, nous avons cultivé le tabac sans trop compter les heures. (Il faut compter 1 200 heures de travail manuel par an pour 1 ha de tabac).
Aujourd’hui, ayant d’autres occupations en plus du tabac, nous avons décidé d’arrêter cette culture pour pouvoir profiter un peu de la vie.
Myriam et Jean-Luc Fontaine