AMITIE FRANCO-ALLEMANDE 1961 - 2011 (partie3)

Publié le par l'équipe du journal

 Témoignage de Mandfred Gottschaller

En Allemagne, en Bavière une souscription a été faite auprès des enfants afin de leur demander de participer financièrement à la réhabilitation des cimetières militaires allemands.

A l’aide de cette souscription, une organisation naît et organise des camps de jeunesse.

En 1958, Manfred Gottschaller fait partie d’une délégation pour participer à l’inauguration d’un cimetière militaire allemand de la 2 nde guerre mondiale à Lommel en Belgique (40 000 morts y reposent).

 

Il est lycéen, deux autres jeunes l’accompagnent et représentent l’école26 primaire et l’école professionnelle.

 

Ce soir là, il se promène seul dans le cimetière et est très impressionné, il voit des tombes à perte de vue. C’est une révélation, il se trouve confronté à la réalité de la guerre pour la première fois. Il a 18 ans.

 

C’est alors que M. Gruber lui propose de devenir responsable bénévole de l’organisation pour l’entretien des cimetières militaires allemands.

Il accepte tout de suite.

En 1960, il est décidé  que ce camp de jeunesse se déroulerait à St Etienne à Arnes.

 

En février 1961, il fait partie des personnes qui sont venues voir M. Gilot, maire afin d’avoir le consentement des habitants du village.

En juillet 1961, le premier camp a lieu.

Il est responsable aussi du camp de 1962.

En 1963, il vient mais n’est plus chef de camp.

Il participe avec d’autres jeunes à la rencontre du Général De Gaulle et du Chancelier Adenauer à Reims en 1962

 

C’est à St Etienne à Arnes qu’il a connu sa femme, c’est là qu’un jeune de Haute Bavière rencontre une jeune fille de Basse Bavière à environ 700 km de chez eux. (Comme quoi il est difficile d’échapper à son destin).

Ils restent tous deux profondément attachés à notre village et sont présents à toutes les rencontres qui ont eu lieu.

 

Témoignage de Mme Véronika Gottschaller

 

En lisant les journaux, j’ai connu l’organisation Bavaroise qui proposait aux jeunes de participer à des camps de jeunesse pour réhabiliter les cimetières militaires allemands.

Mon grand père est tombé au cours de la première guerre mondiale à St Quentin.

J’ai deux oncles qui sont morts un à proximité de Verdun et l’autre en Russie (au cours de la seconde guerre mondiale). Je n’ai pas hésité à faire partie de ce camp en 1963, c’était ma façon de rendre hommage aux membres de ma famille.

C’est à St Etienne à Arnes que j’ai connu mon mari.

 

 

 

 

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Publié dans le petit journal 2009

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